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Codex Legal Engine

Architecture multi-modèle pour l'analyse juridique. Calibration externalisée, étiquetage épistémique, vérification active.

Le problème

Un juriste qui utilise un LLM pour de l'analyse juridique fait face à un problème structurel : le modèle ne distingue pas ce qui est établi de ce qui est débattu, ce qui relève du droit positif de ce qui relève de la doctrine minoritaire. Il produit une réponse fluide, confiante, et potentiellement fausse — sans que rien dans sa présentation ne signale le niveau de fiabilité de chaque assertion.

Codex Legal Engine est une réponse architecturale à ce problème. Pas un prompt unique, mais un système complet où chaque composant a un rôle précis.

L'architecture : quatre étapes

1. Calibration externalisée (Claude Haiku). Avant toute analyse, un modèle léger et rapide pose 6 sondes à l'utilisateur : 3 sur la rigueur attendue (R1-R3), 3 sur le périmètre et la profondeur (P1-P3). Ces réponses alimentent trois curseurs — Rigueur, Périmètre, Profondeur — qui configurent dynamiquement le comportement du modèle d'analyse. Le calibrateur ne touche jamais aux données juridiques. Il ne fait que paramétrer.

2. Sélection des couches. Selon les curseurs, le système active un régime épistémique parmi quatre : Contentieux (rigueur maximale, sources primaires uniquement), Consultatif (exploration doctrinale autorisée), Exploratoire (connexions transversales ouvertes), Veille (surveillance large, signaux faibles). Chaque régime définit ce que le modèle a le droit de dire et avec quel niveau de certitude.

3. Analyse étiquetée (Claude Sonnet ou Opus). Le modèle d'analyse produit sa réponse en étiquetant chaque assertion avec l'un des cinq niveaux épistémiques : [ÉTABLI] pour le droit positif vérifié, [POSITION MAJORITAIRE] pour la doctrine dominante, [CONNEXION ARGUMENTÉE] pour les raisonnements transversaux ancrés, [DÉBATTU] pour les positions contestées, [PROSPECTIF] pour les hypothèses. Le juriste sait, à chaque phrase, sur quoi il peut s'appuyer.

4. Vérification active (protocole CoVe). Chain-of-Verification en trois passes. D'abord l'existence : la source citée existe-t-elle réellement ? Puis le contenu : dit-elle bien ce que le modèle prétend ? Enfin la contradiction : existe-t-il une source de rang égal ou supérieur qui dit le contraire ? C'est le filet anti-hallucination.

La matrice de transversalité

Le droit ne vit pas en vase clos. Codex intègre une matrice de 17 domaines adjacents — économie, sociologie, sciences cognitives, médecine, urbanisme, environnement, entre autres — avec un système de scoring de 0 à 3 qui dose la contribution de chaque domaine selon la question posée. Un litige en droit du travail peut nécessiter de la psychologie organisationnelle. Un contentieux environnemental peut mobiliser de la climatologie. La matrice garantit que ces connexions sont activées quand elles sont pertinentes, et seulement quand elles sont pertinentes.

Accès direct à la jurisprudence

Codex dispose de 7 outils MCP connectés à l'API Judilibre de la Cour de cassation : quatre moteurs de recherche (Cour de cassation, cours d'appel, tribunaux judiciaires, tribunaux de commerce), un accès au texte intégral des décisions, une vérification de pourvoi, et un accès à la taxonomie des matières. Le modèle ne cite pas de mémoire. Il va chercher, vérifie, et renvoie la source.

Sept règles de posture

Le système est gouverné par des règles comportementales strictes. Présupposition d'expertise de l'utilisateur (pas de pédagogie non demandée). Signal systématique des lacunes documentaires. Densité informationnelle maximale. Neutralité positionnelle absolue. Anti-acquiescement (le modèle ne confirme jamais par complaisance). Traçabilité de chaque assertion. Sobriété stylistique (pas de formules creuses, pas de rhétorique).

Installation et coût

Codex s'installe via un processus guidé par Claude lui-même — un pattern « Claude-as-installer » où l'utilisateur n'a pas besoin de toucher au code. Le système tourne sur Claude Code avec un abonnement Claude Pro (18 €/mois), Make pour l'orchestration du calibrateur (9 €/mois), et un crédit API variable selon l'usage (environ 10 €/mois en utilisation courante). Soit un coût total d'environ 28 €/mois pour un assistant juridique avec étiquetage épistémique et accès direct à la jurisprudence.

4

étapes d'architecture

5

niveaux d'étiquetage épistémique

7

outils MCP Judilibre

~28 €

par mois, tout compris